Orage d'été

lundi, septembre 25, 2006

Je suis sec de larmes, d'espoir ou de tristesse.

21:17:25 Je suis sec de larmes, d'espoir ou de tristesse.
21:17:25 c'était duraille
21:17:44 Bah c'était un peu détendu, disons, pas trop tendu
21:18:14 Elle est assez zen, parce qu'elle reconstruit sa vie, comme prévu, et donc ça améliore les choses.
21:18:47 elle a quelqu'un n'est ce pas ?
21:19:20 Elle n'a pas voulu me le dire précisément, mais c'est évident, oui.
21:19:37 Ca clarifie les choses.
21:20:30 J'avais besoin de l'entendre
21:21:08 Voilà, je ne t'en parle plus.
21:21:49 je sais ça fait du bien, et aussi du mal. parce que c'est ce qui est parti avec elle qui te manque et que tu dois reconstruire. non ça ne me dérange pas que tu m'en parles
21:22:11 Un petit peu envie de sauter dans le port, aussi.
21:22:15 Je me suis assis face à l'eau.
21:22:27 J'ai ramassé une cordelette, de celles qui dénouent les corps et les âmes.
21:22:41 t'as pas intéret, c'est très con
21:22:41 J'ai regardé l'eau, j'avais froid, j'avais faim (pas mangé depuis hier),
21:22:54 j'ai écouté le bruit des pas autour de moi
21:23:02 les femmes étaient plus nombreuses, en bruit de pas.
21:23:20 Pour la première fois, sans doute, je l'avais laissée payer le pot.
21:23:34 Il y avait une nuit noire, alors pas d'étoiles,
21:23:40 mais des avions qui transitaient dans le ciel.
21:23:52 La coque des bateaux s'entrechoquait.
21:24:02 Il faisait nuit.
21:24:51
et puis tu es revenu
21:25:00 J'ai allumé mon téléphone
21:25:10 Mon fils y faisait le décompte des bisous qu'il m'envoyait.
21:25:18
tu vois !
21:25:22 Il comptait les bisous, 1, 2, 3, 4, 5...
21:25:26 ma vie ne ressemblait à rien.
21:25:32 A. m'appelait de très très loin.
21:25:43 Je l'ai appelé. Il a décroché, m'a raconté sa journée
21:25:49 et une bagarre avec des grands dans la cour.
21:26:02 Je n'entendais pas, H. a fini par prendre le combiné.
21:26:09 Nous avons parlé de la violence à l'école,
21:26:21 puis nous sommes souhaité bonne soirée.
21:26:32 Elle savait, à ma voix, où j'étais.
21:26:42 Elle n'avait pas besoin de dire comment j'allais, elle le savait.
21:26:49 Je suis monté chez moi.
21:26:55 J'ai allumé mon ordinateur
21:27:03 et j'ai recommencé à écrire mon rapport pour demain.
21:27:09 J'ai jeté un oeil sur ma liste jabber.
21:27:16 Un tas d'amis. Lequel ?
21:27:30 Qu'est-ce qui a du sens?
21:27:37 Hop, je tape, je ne tape pas, hop, je tape.
21:27:44 Je sais qu'au fond tout est bien qui finit bien.
21:28:28 Tu n'es pas obligée de sauver le monde,
21:28:40 tu sais.
21:28:48 Tu n'es pas obligée, devrais-je dire.
21:28:58
tu n'est pas le monde, enfin,
et je ne sauve personne
je t'écoute
et je me dis que tu es vraiment triste
et j'aimerais que un peu moins
21:30:04 voilà
21:30:33 tu vois c'est très égoiste en même temps
21:31:09 Ouaip. Disons que tu pourrais t'épargner cela venant d'un homme qui a traversé ta vie comme une comète enflammée.
21:31:26
oui, comme une comète
mais comme quoi, ça laisse desx traces les comètes,
c'est pas une illusion
c'est ce que c'est
et si ça nous entrainait pas dans n'importe quoi
je ne voudrais que te prendre dans mes bras
21:34:18 J'espère que c'est intéressé, sinon par altruisme seulement c'est risqué.
21:34:42
tu sais je ne crois pas une minute que je sois altruiste
ça m'énerve de n'entendre que le grelot du message qui part ou de celui qui arrive
et j'ai pas envie de tes envies de mourir
21:36:44 Comment faire mal à mon corps sans avoir mal? Et sans faire souffrir A. le picolo. Comment s'envoler au ciel comme une étoile parmi les étoiles. Comment être regretté lorsqu'on est haï. Comment être absent lorsqu'on est présent. Comment être présent lorsqu'on est absent. Comment comprendre sa propre bétise. Comment comprendre sa propre violence. Comment comprendre où mène le vent. Les bourrasques emportent-elles les mots morts? Le vent a-t-il une pluie qu'il pourrait cacher? La pluie peut-elle geler en tombant? Geler, c'est-à-dire s'arrêter de tomber.
21:38:04 Mon player joue "Le bon dieu est un marin" de Vanassa Paradis
21:38:07
et ben c'est le moins bon programme que tu aies imaginé !
21:38:10 un vieux machin que je n'avais jamais entendu.
21:38:58 Sais-tu le chemin que prend le vent? Subit-il des sens interdits, lui aussi? A-t-il des courbes, des virages, des aquaplaning, lui aussi?
21:39:00
c'est drole ça, non ?
21:39:09 Le vent a-t-il mal au dos s'il se redresse trop vite?
21:39:27
c'est un pote àtoi ?
21:39:40 Le vent est un ami des marins, bien sûr, il pousse les voiles.
21:39:48
rousses
21:40:05 Ouaip.
21:40:10 Je ne sais pas ce que j'ai fait de ma vie.
21:40:19
petit baigneur, arrete !
regarde !
21:40:29 Je regarde les morceaux éparpillés, là, au sol. Je regarde le verre brisé et la céramique.
21:40:42
si tu ne regarde que tes pieds, evidemment !
21:40:48 Je suis debout, grand, si grand, que je ne peux pas ramasser le verre brisé.
21:40:59 Loin, loin, il n'y a que 45 m2 à payer pendant 22 ans,
21:41:03 pour croire avoir son nid.
21:41:08 Croire avoir son nid.
21:41:26
tu dis n'importe quoi,
moi je n'ai rien de ça par exemple,
21:41:38 Ah mais bien sûr, c'est le but, c'est la lumière, le vent qui porte, le vent qui souffle, la brisure de la mer, la dent qui casse, à défaut de casser.
21:42:00 Ah mais oui c'est une folie, petit baigneur écrit. C'est une folie. Rousse. Oui. Ne croire en rien c'est déjà croire.
21:42:12 Parler, écrire, sans pleurer. Pleurer serait trop dur.
21:42:21 Vous me semblez triste, me dit ma psy,
21:42:29 vous pouvez doubler les doses cette semaine.
21:42:35 Oui, je suis triste, Madame.
21:42:47 Une folie, écrit, happy apiculteur.
21:43:01 L'homme. L'homme à la vaisselle brisée.
21:43:13
quoi, t'a cassé quoi ?
21:43:30 Rien. Le monde matériel est intact autour de moi.
21:43:33
bashung, pour la tristesse, c'est pas mal
21:43:46 Un vieux pseudo, d'un temps déjà lointain
21:44:40 Les larmes n'ont pas coulé, mais je n'ai plus d'énergie pour écrire mes sornettes.

Terres latines

Tabula rasa.
Fada.
Larmes.
Reconquista.

dimanche, septembre 24, 2006

C'est un chagrin d'amour

Flot de larmes, hier, dans les bras de Lisa qui me secoue au sujet de Claudia.
"Tu as un chagrin d'amour, voilà tout".

vendredi, septembre 22, 2006

Sarko devrait faire attention...


Affiche censurée dans le métro. A diffuser, donc.

lundi, septembre 18, 2006

Tabula rasa (bis)

23:28:27 Homo Sapiens - Moi, c'que j'en dis.
23:29:31 Baigneur - Ben t'en dis rien?
23:30:35 Homo Sapiens - J'ai déjà dit tu sais.
23:30:41 Tabula tabula.
23:30:48 tsoin tsoin.
23:30:55 Baigneur - Ah oui, tabula rasa.

Comble de la solitude

Sauvetage in-extremis de la libido du baigneur par une baignade, jusque 3h du matin, avec Lisa.
A ne pas reproduire. Mais énorme soulagement. Un peu de tendresse pour comble de la solitude.
Au fond, mon problème n'est pas Claudia, c'est le travail, mes obsessions, mon incapacité à prendre du temps pour vivre.

dimanche, septembre 17, 2006

Mon corps donne tort à ma raison

...je suis mort de faim!

Ma raison donne tort à mon coeur.

J'ai pensé beaucoup à elle. Jour. Et nuit. J'en ai reparlé, avec m'amie M., je crois que tout ceci ne ressemble à rien. Et j'ai du mal à comprendre pourquoi j'ai accepté et je sais que je suis encore capable d'accepter des choses inacceptables. Des "coups fourrés", me dit M. Je suis perdu. Je m'abstiens de la relancer, je sais que je pourrais l'avoir à nouveau. N. me manque, mais sa violence ne me manque pas. N. me manque. Je l'aime. Je suis un grand adolescent. Pour la millième fois, je cherche à tourner la page. Ma raison donne tort à mon coeur.

dimanche, septembre 10, 2006

Nous aurions peut-être dû parler un peu plus tôt de la façon dont nous allons nous partager l'appartement

Rêve.

J'achète un appartement, de petite taille. 3 pièces, en fait celui que j'achète véritablement. Une femme vient me voir, c'est celle avec qui j'ai acheté l'appartement. Une sorte d'achat comme une colocation. Je ne la connais pas du tout, en fait.
"Nous aurions peut-être dû parler un peu plus tôt de la façon dont nous allons nous partager l'appartement", lui dis-je.
Je me rends compte que nous n'aurons jamais la place de nous installer, elle et moi. Je me rends compte qu'elle voudrait la grande chambre. Mais la petite chambre est vraiment petite, pour moi et mon fils! Je regarde l'immeuble dans lequel se trouve l'appartement. En fait, il est plein d'appartements vides, qui cherchent preneur. Ces appartements vides sont habités par des girafes (ou de grands chiens?). Certains de ces appartements n'ont, manifestement, pas d'accès. On n'y entre pas, on n'en sorte pas. Ils sont des parties d'une grande tour de verre, sans escalier, sans ascenseur. Je me dis qu'en fait le marché de l'immobilier est tel que je me suis fait arnaquer sur le prix. J'aurais dû faire baisser beaucoup le prix!
Cette femme m'explique qu'elle n'a pas de meubles, que je peux amener les miens dans toutes les pièces. Elle va donc se servir de mes meubles... même si je me dis que je n'aurais pas su quoi faire de mes meubles si j'avais dû emménager seulement dans le demi-appartement.
Je lui explique que si l'un de nous deux prend la grande chambre, il faudra qu'il paie plus l'appartement. Je me dis que je suis trop con, que j'aurais dû négocier ça au début.

samedi, septembre 09, 2006

Les brochettes ont-elles bon gout une fois l´hiver survenu?

Voyage tres tres lointain. J´ecris de la, en qwerty, sans accent, donc. Une tres grande ville, qui n´accueille pas son homme en trente seconde. Mais qui est posee la, dans sa frenesie, prete a en decoudre avec les nevroses de petit baigneur 12e variante (au moins). Le voila celibataire, suivi de pres par la femme qu´il vient de quitter, laisse au secret par celle qu´il avait quittee juste avant. Il ne sait trop quoi faire. Dans ce pays lointain, dont il ignore la langue, il se laisse couler, pense perdre son temps, hesite, avance, recule, pense a elle(s?), se demande ce qu´est l´amour, ou se cachent les maledictions, s´il est trop exigeant, trop austere, trop penible, trop peu empathique. L´amour n´est pas une denree. Et pourtant, il est rare dirait-on, noye dans la confusion des successions de femmes, en forme de borchettes, de belles brochettes, mais de bien tristes brochettes.