Struggle for life
Un mois de silence, dirait-on. Pas d'inactivité, de sommeil ou d'interruption de la vie, ça non. Un tourbillon de travail, d'amour, de contrariétés, de fatigue, d'enthousiasme, de retournements, de combat ; de combat pour la vie. Struggle for life.
Quitter son amour pour ne plus croire à un amour dans lequel on est clandestin. Voir revenir cette amour avec les yeux brillants et gourmands, acceptant. De longues et belles parties de jambes en l'air. Des promenades le long des ports, de la ville et même une baignade nocturne dans la mer, nus comme des vers, et un repas sensible, juste au-dessus des vagues (avec même quelques vagues qui s'invitent à nos pieds, quand elles décident de nous titiller).
S'épuiser à combattre les moulins à vent professionnels, accumuler les succès, rendre coup pour coup, poursuivre la patiente édification de l'immeuble de papier, avoir tant de bouclages que les dernières semaines ne sont plus qu'un énorme bouclage (comment peut-on livrer autant de réalisations en si peu de temps?). Pondre, même, un rapport d'activité entre les gouttes, c'est-à-dire aux détours d'un week-end. Prendre, même, le temps de se fâcher avec son amour à cause des tensions accumulées, de la fatigue, des délais de bouclage et de remise devenus impossibles... et si vitaux pour la suite. Se fâcher, se défâcher, s'aimer.
Puis prendre le temps d'un voyage de 1000km avec son fils, traverser une frontière, lui faire rencontrer son grand-père, son arrière-grand-père, son arrière-grand-mère, se goinfrer des attentions de l'arrière-grand-mère, qui n'est jamais si contente que lorsque je mange dignement le triple d'une portion normale. Ce plat qui a le goût de l'enfance. Qu'elle ressuscite avec autant de précision et de force qu'on devrait l'appeler Madeleine, cette grand-mère à l'accent hybride.
Puis passer par une capitale, avec l'arsouille toujours. Sous la canicule, parcourir cette capitale en long et en large, profiter des attractions, des musées, des animations culturelles pour enfant et même du cinéma climatisé. Tout en travaillant, parce qu'il faut boucler encore quelques milliers de détail, et notamment engager des dépenses en souffrance, acheter un splendide appareil photographique, un nouveau téléphone, un billet d'avion pour un des bouts du monde, des piles de livres. Retour à la maison-mère, l'enfant aux anges repart déjà pour la montagne, où il trouvera un peu de fraîcheur.
C'est là que les affaires amoureuses poursuivent leur bout de chemin, l'amour malgré la chaleur, une coupe de cheveux, un pretty man qui se régale de renouveler sa garde-robe, visiter un appartement à deux (même s'il n'est que pour lui)... dans une maison bleue... et l'acheter (croisons les doigts).
S'offrir une petite discussion avec elle, toujours un peu en vrille, il faut le dire. Se décider à ne pas s'en faire, croire en nous, la laisser filer prendre le frais, continuer à monter son propre été. A photographier la ville. A parcourir le pays. A prévoir de parcourir la carte du monde pendant l'année (deux voyages intercontinentaux, deux voyages européens prévus, déjà). A résister à la chaleur, négocier le prix du mètre carré, obtenir gain de cause (sacrée baisse!), prévoir une activité intellectuelle ambitieuse l'année prochaine, se (ré)concilier avec la mère de son fils en mettant à profit le calme et le repos des vacances.
Pas de projets impossibles. Mais beaucoup de projets. Une année 2006-2007 déjà pleine à craquer, du TGV, de la politique, de l'action, de la réflexion, de l'écriture. Est-ce déjà trop prévoir? Je ne sais pas trop peu prévoir. Ce serait bien de finir ce que j'ai commencé, non? Et si on finissait ce qui est commencé?
Quitter son amour pour ne plus croire à un amour dans lequel on est clandestin. Voir revenir cette amour avec les yeux brillants et gourmands, acceptant. De longues et belles parties de jambes en l'air. Des promenades le long des ports, de la ville et même une baignade nocturne dans la mer, nus comme des vers, et un repas sensible, juste au-dessus des vagues (avec même quelques vagues qui s'invitent à nos pieds, quand elles décident de nous titiller).
S'épuiser à combattre les moulins à vent professionnels, accumuler les succès, rendre coup pour coup, poursuivre la patiente édification de l'immeuble de papier, avoir tant de bouclages que les dernières semaines ne sont plus qu'un énorme bouclage (comment peut-on livrer autant de réalisations en si peu de temps?). Pondre, même, un rapport d'activité entre les gouttes, c'est-à-dire aux détours d'un week-end. Prendre, même, le temps de se fâcher avec son amour à cause des tensions accumulées, de la fatigue, des délais de bouclage et de remise devenus impossibles... et si vitaux pour la suite. Se fâcher, se défâcher, s'aimer.
Puis prendre le temps d'un voyage de 1000km avec son fils, traverser une frontière, lui faire rencontrer son grand-père, son arrière-grand-père, son arrière-grand-mère, se goinfrer des attentions de l'arrière-grand-mère, qui n'est jamais si contente que lorsque je mange dignement le triple d'une portion normale. Ce plat qui a le goût de l'enfance. Qu'elle ressuscite avec autant de précision et de force qu'on devrait l'appeler Madeleine, cette grand-mère à l'accent hybride.
Puis passer par une capitale, avec l'arsouille toujours. Sous la canicule, parcourir cette capitale en long et en large, profiter des attractions, des musées, des animations culturelles pour enfant et même du cinéma climatisé. Tout en travaillant, parce qu'il faut boucler encore quelques milliers de détail, et notamment engager des dépenses en souffrance, acheter un splendide appareil photographique, un nouveau téléphone, un billet d'avion pour un des bouts du monde, des piles de livres. Retour à la maison-mère, l'enfant aux anges repart déjà pour la montagne, où il trouvera un peu de fraîcheur.
C'est là que les affaires amoureuses poursuivent leur bout de chemin, l'amour malgré la chaleur, une coupe de cheveux, un pretty man qui se régale de renouveler sa garde-robe, visiter un appartement à deux (même s'il n'est que pour lui)... dans une maison bleue... et l'acheter (croisons les doigts).
S'offrir une petite discussion avec elle, toujours un peu en vrille, il faut le dire. Se décider à ne pas s'en faire, croire en nous, la laisser filer prendre le frais, continuer à monter son propre été. A photographier la ville. A parcourir le pays. A prévoir de parcourir la carte du monde pendant l'année (deux voyages intercontinentaux, deux voyages européens prévus, déjà). A résister à la chaleur, négocier le prix du mètre carré, obtenir gain de cause (sacrée baisse!), prévoir une activité intellectuelle ambitieuse l'année prochaine, se (ré)concilier avec la mère de son fils en mettant à profit le calme et le repos des vacances.
Pas de projets impossibles. Mais beaucoup de projets. Une année 2006-2007 déjà pleine à craquer, du TGV, de la politique, de l'action, de la réflexion, de l'écriture. Est-ce déjà trop prévoir? Je ne sais pas trop peu prévoir. Ce serait bien de finir ce que j'ai commencé, non? Et si on finissait ce qui est commencé?

