Je suis allé chercher le petit en train. Je n'ai donc travaillé que ce matin, puis travailloté avec lui l'après-midi. Je me suis effondré de fatigue pendant une petite heure, sans doute à cause de l'émotion de le revoir, comme à chaque fois? Je l'ai emmené chez la psy, il en a profité pour regarder
Les douze travaux d'Astérix dans la salle d'attente pendant que j'étalais ma psychopathomanie à côté. Ca lui a plu, les douze travaux.
L'appartement ressemble à quelque chose. La vaisselle exceptée,
eh oh je suis pas superman non plus, et quelques recoins de la chambre,
là c'est pas superman qu'il faudrait être c'est megasuperman. On a fait des courses ensemble, mangé correctement, puis joué avec le petit.
J'ai tranquillement fait le lit du petit pendant qu'il conquiet de nouveaux territoires.
Je suis assez calme. J'ai compris que Claudia n'est pas seule en cause dans notre échec. C'est 50-50, au moins.
J'ai décidé que l'urgent, pour moi, plutôt que les conquêtes féminines, c'était m'aimer. Ca veut dire me soigner. Me bichonner. Me faire beau. Oui, surtout. Me faire beau. Je sais, depuis S., Ma. et Claudia, que j'ai une beauté. Comme tous, oui. Comme nous tous. Mais je peux dire, donc, que je suis beau. Et que je veux cultiver ça. J'ai la peau sèche, alors j'utilise une crème hydratante. Et je le sens. Ca se voit? J'en sais rien, m'en fous. J'ai besoin de me sentir bien.
Savez-vous, les filles, où on peut acheter des masques? On m'a fait un masque super agréable à 10.000km d'ici. Je ne sais pas si c'était de l'argile ou autre chose. Je n'ai pas la peau grasse, mais plutôt sèche, et j'aimerais retrouver la sensation que j'ai ressentie à ce moment-là.
C'est ça, l'égalité des sexes. Pas seulement les filles qui se dotent de couilles. Aussi les garçons qui se dotent de cosmétiques et qui font les magasins pour se fringuer (
pretty woman version Petit baigneur, ça m'amusait beaucoup avec Claudia, je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin).
Pour notre plus grand plaisir.