Orage d'été

dimanche, avril 30, 2006

On s'embourgeoise, ma bonne dame

Ma plus belle étagère ayant été mal remontée comme un pied par les soins de mes mains lors du déménagement de cet été, ça n'a pas loupé, A. l'a détruite. Qu'à cela ne tienne. Hier, Ikea, achat d'une étagère Billy / bouleau. J'espère que ça ira. Acheté aussi quelques tiroirs de rangement. Et comme chez Ikea, l'acheteur apporte sa main-d'oeuvre, a moi les vis!
J'ai repoussé l'ouvrage en allant, ce matin, au marché avec JC. Nous avons acheté quelques légumineuses sympathiques à quelques vendeuses archisympathiques, et ma foi fort belles. Le printemps, dans cette région peut-être plus qu'ailleurs, fait éclore les beautés des corps et des visages. Quelques fromages de chèvre plus tard, nous voici à pied d'oeuvre, de retour chez moi, dans cet appartement qui me plaît décidément beaucoup, car il est vraiment très très lumineux!
Difficile de quitter cette location pour un achat, si ce n'est pas pour un appartement aussi lumineux... Avec le temps, on s'embourgeoise, ma bonne dame.

1984

samedi, avril 29, 2006

Rêve

Rêve intense et violent, dont je ne retrouve que la fin.
Je suis poursuivi, mais je poursuis aussi. Je parviens à tuer (ou arrêter?) deux hommes, dans des endroits différents. Je décide d'emménager dans l'appartement de mon ami C., qui le quitte. Il est au premier étage d'un immeuble, à Paris. Très près de là où je travaille (dans le rêve, car je ne travaille plus là depuis un an). Bel appartement, grand. Lui et moi vivons dedans quelques temps encore, puis il s'en ira. Je pense que ça pose problème parce que j'ai tué quelqu'un dans cet appartement, mais ça ne me préoccupe pas. Les femmes de ménage entrent. Elles commencent à nettoyer, mais une grande négociation démarre au sujet de la vaisselle. Je leur dis d'abord que ce n'est pas à elles de le faire. Mais en fait ça ne résoud rien. Donc je leur explique ma nouvelle méthode pour la faire (profiter de ce que je fais à manger pour laver une assiette, un verre, etc., ce qui fonctionne), et que je pense, donc, que ça ne sera pas trop lourd pour elles. On discute aussi, avec mon ami C., de la taille de la table pour manger (ce qui m'évoque la discussion d'avant-hier sur la taille de la nouvelle table basse de Claudia, qui lui a été confiée par une amie ; ainsi que la taille de la grande table basse achetée pour mon mariage, et qu'H. a conservée pour elle). Cette table est bien : elle est petite et elle peut s'étendre pour recevoir les amis. C'est mon ami C. qui le dit. C'est convaincant. En gros, disons que voilà une table à géométrie variable, idéale pour ma situation actuelle, et qui ne contredit pas la convivialité de ma vie future, ni l'extension de la familia. Ensuite, nous inspectons le frigo, dont le contenu est étrange, mal rangé, il n'y a pas grand-chose. Puis l'appartement change d'environnement, parce qu'il se dote d'un grand jardin. Là, nous sommes avec C. et Claudia. Claudia et moi sommes amoureux et ensemble, je pense. A ce moment, entre une sorte de taxi contenant une moto contenant deux personnes vêtues de noir et de blanc. Je me demande bien pourquoi diable ils viennent dans notre jardin! A ce moment, apparaissent d'autres personnes, en petits groupes, dans le jardin, qui est très grand (c'est presque un parc). Je me dis qu'on s'est trompés d'appartement, qu'on a emménagé dans un mauvais appartement, qui appartient à d'autres personnes qu'à nous. Et puis soudain je comprends. C'était aujourd'hui le mariage de F&M et nous l'avions oublié! Tous ces gens reviennent de la mairie! Nous avons raté le mariage! Et ils utilisent mon appartement/parc pour la suite. Je me précipite vers la mariée. Il s'agit en fait de la femme de P., au mariage desquels nous sommes allés l'été dernier, avec C., dans sa robe "Ferrari" (c'est le nom que je lui ai donné). Et elle est triste, elle pleure. Je m'approche, je lui parle, mais elle est triste, difficile d'accès. Je suis d'autant plus gêné que j'ai loupé son mariage! Ce qui est vrai, puisque Claudia et moi avions loupé la première partie de ce mariage, parce que j'avais mal compris les indications pour rejoindre l'église... Puis nous entrons dans l'appartement. Plein de gens s'amusent. Une ribambelle d'enfants, dont s'occupent des grands. Nous rejoignons notre chambre (toujours C., Claudia et moi) et nous y discutons. Là, je me rends compte qu'en arrivant en retard, nous n'arriverons pas à nous intégrer dans la fête, et que je ne rencontrerai personne. Nous suivons un groupe. Allons sur un banc. A ce moment, une équipe d'enfants, avec A., s'approche de nous et nous envoie des boules de neige. Mais ce sont des boules sales, pleines de terre. Je gronde A., les interrompt. En fait, à la réflexion, ce groupe sur un banc avait plusieurs niveaux, exactement comme une photographie de mariage ou de famille. Je dis à A. de ne pas salir les vieillards en haut, mais en haut, ce ne sont pas des vieillards, ce sont des femmes que je vexe (plutôt). Je pense que je croyais que j'allais faire de l'humour. Ensuite, je montre à A. que cette boue qu'ils ont répandue partout, ce n'est pas joli. Suit un épisode où je le fais monter dans un local technique, de type régie de théâtre, où nous avons une vision large du champ de bataille, qui est en effet très sale, sur une étendue plus importante que si on était dans la vraie vie (irréaliste). J'essaie de lui expliquer. A un moment, il nous faut un code pour nous connecter. Il est long, très long, et très complexe. A. s'en va, je ne parviens pas à le rattraper. Je continue à essayer de recopier le code (qui ressemble à une clé WEP écrite en égyptien).

A ce moment, le téléphone sonne, me réveille et coupe le rêve, c'est A. qui m'appelle pour me dire qu'il a bien reçu mes cartes postales et qu'il m'en prépare une. Et que le petit chat qui était né est mort.

jeudi, avril 27, 2006

News du jour

En série.
  • Ma capacité d'emprunt est plus élevée que prévu. Mais je dois accepter de me faire mettre pendant 25 ans...
  • Les agences immobilières ne me rappellent pas, même quand elles me promettent de le faire. Même quand j'appelle plusieurs fois.
  • Je suis trop fatigué pour aller voir le petit concert que j'avais eu l'idée de me payer.
  • Je me suis engouffré une mégasalade, mais avec trop peu de féculents. Enfin... concombre, tomate, salade verte et les pommes de terre d'hier, tout de même. J'crois que j'vais avoir encore faim!
  • Claudia m'a dit que j'avais un peu maigri. C'est gentil. En fait, j'ai surtout stabilisé l'affaire. Je m'étais chouillas emballé! Faut dire.
  • J'étais bien en forme aujourd'hui, le boulot a pas mal dépoté. C'est plaisant de voir les ouvriers ouvrir les cloisons que je rêvais de détruire depuis notre arrivée dans ces locaux. C'est enfin une réalité. C'est d'autant plus amusant que la société nous fait crédit pour plusieurs mois! Trop fort.

Last nights

Deux soirées avec Claudia, à parler, boire des bières, se séduire un peu, renoncer à se séduire et à aller plus loin, être tenté, faire le point. Moments intenses, improbables, mais quasiment sans perversion. Parce qu'il faut aussi comprendre ce qui s'est passé, dire les choses qui n'ont pas été dites, ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, s'assurer de/se rassurer sur notre estime mutuelle pour ne pas trop/tout détruire.
Il faut dire que le week-end m'a fait du bien et que je suis arrivé lundi reposé et serein, avec de l'énergie et même de l'humour. Il faut dire que je n'ai plus peur de la perdre. Il faut dire que la vie est une bien drôle de chose!
Les deux soirées, une chez moi, une chez elle, se sont terminées par le sage retour de l'invité dans ses quartiers.

samedi, avril 22, 2006

Aventure de jeans

Loutre a une aventure avec un jean... Ca tombe pile dans mes préoccupations inutiles du moment. Ca me rappelle S. lorgnant mon popotin en achetant avec moi un jean. Manque de bol, il a vieilli. Il m'en faut des nouveaux, des jeans, for me. Formidables?

Week-end au vert

Suis parti vendredi, à midi, à la campagne, avec le petit bout.
Il fallait, de toute urgence, réparer la voiture qui avait un pneu crevé depuis... depuis... six semaines! Pas vraiment par négligence, seulement parce qu'on m'avait volé mon cric... Et pour acheter un nouveau cric, dans les pays modernes, faut une voiture. Ben oui. En centre-ville, allez trouver un cric! Il vous faut un Fada vert ou un Neuneutau, et ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval, mais plutôt au bord d'un vaste parking de vaste zone commerciale spécial beauf. Donc: quadrature du cercle. Les solutions classiques sont trop onéreuses (dépannage, taxi). Donc ça a trainé, trainé... Pour finir, après appel du pied à plusieurs amis qui se sont révélés défaillants, j'ai fini par obtenir que JC, qui devait aller dans une grande zurface, m'achète, pour 10 euros, un petit cric. Et voilà, le tour est joué.
Avec le petit, en route pour la maison familiale. En chemin, pharmacie. Soixante euros de cochonneries: brosse à dents pour enfant, dentifrice à la fraise pour enfant, brume thermale autobronzante d'Uriage (j'avoue, j'ai une peau mégablanche et ça détonne dans la région), masque doux aromatique "purifiant et clarifiant" aux huiles essentielles et terre argileuse de chez "Nuxe" et déo-soin régulatéreur Rogé Cavaillès. Lisbeï a bien raison de dire que ça ne fait pas tout, mais ça en fait partie.
J'étais très énervé. Il fallait que je bouge. J'espère que le week-end sera apaisant.
Ici, le petit joue à Age of empire et à Stronghold. Il s'amuse bien. Il joue aussi dans son bain (ici, il y a une baignoire) avec le drakkar viking et le requin en plastique. Il offre à mes chevaliers des voyages pour l'Angleterre (transformée en Amérique par ses soins) et pour la Chine (3 euros le voyage, tout de même). Un peu de balançoire. Et le classique repas chez le restaurant, préparé avec du sable. J'ai eu droit à un spaghetti carbonara, bière (une vraie), pain fait avec du blé du restaurateur, thé (une gamelle énorme de thé au sable). J'ai tué une vipère, je suis le héros qui sauve son petit (une vraie vipère, d'un bon coup de pied bien net). Une vipère a tué l'oncle dont je porte le prénom (mon 3e prénom) il y a quelques décennies.
Je ne suis pas sauvé. Mais je me soigne. Je vous embrasse.

jeudi, avril 20, 2006

Prendre soin de soi

Puisqu'on m'y incite, je ne vais pas me gêner, et vous demander plein d'astuces et d'idées pour prendre soin de soi. Attention, il y a des contraintes. La première est que je suis un garçon, et qu'il y a du chemin à faire. La deuxième est que je ne peux pas acheter de "petites boules effervescentes" pour le bain, car je n'ai qu'une douche...
J'ai noté que les masques étaient devant le nez de ma figure et que je ne les avais jamais vus... J'irai donc voir!

mercredi, avril 19, 2006

Je suis beau (et j'emmerde la morale familiale anti-bourgeoise et anti-apparences)

Je suis allé chercher le petit en train. Je n'ai donc travaillé que ce matin, puis travailloté avec lui l'après-midi. Je me suis effondré de fatigue pendant une petite heure, sans doute à cause de l'émotion de le revoir, comme à chaque fois? Je l'ai emmené chez la psy, il en a profité pour regarder Les douze travaux d'Astérix dans la salle d'attente pendant que j'étalais ma psychopathomanie à côté. Ca lui a plu, les douze travaux.
L'appartement ressemble à quelque chose. La vaisselle exceptée, eh oh je suis pas superman non plus, et quelques recoins de la chambre, là c'est pas superman qu'il faudrait être c'est megasuperman. On a fait des courses ensemble, mangé correctement, puis joué avec le petit.
J'ai tranquillement fait le lit du petit pendant qu'il conquiet de nouveaux territoires.
Je suis assez calme. J'ai compris que Claudia n'est pas seule en cause dans notre échec. C'est 50-50, au moins.
J'ai décidé que l'urgent, pour moi, plutôt que les conquêtes féminines, c'était m'aimer. Ca veut dire me soigner. Me bichonner. Me faire beau. Oui, surtout. Me faire beau. Je sais, depuis S., Ma. et Claudia, que j'ai une beauté. Comme tous, oui. Comme nous tous. Mais je peux dire, donc, que je suis beau. Et que je veux cultiver ça. J'ai la peau sèche, alors j'utilise une crème hydratante. Et je le sens. Ca se voit? J'en sais rien, m'en fous. J'ai besoin de me sentir bien.
Savez-vous, les filles, où on peut acheter des masques? On m'a fait un masque super agréable à 10.000km d'ici. Je ne sais pas si c'était de l'argile ou autre chose. Je n'ai pas la peau grasse, mais plutôt sèche, et j'aimerais retrouver la sensation que j'ai ressentie à ce moment-là.
C'est ça, l'égalité des sexes. Pas seulement les filles qui se dotent de couilles. Aussi les garçons qui se dotent de cosmétiques et qui font les magasins pour se fringuer (pretty woman version Petit baigneur, ça m'amusait beaucoup avec Claudia, je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin).
Pour notre plus grand plaisir.

lundi, avril 17, 2006

Nettoyage de printemps

Il fait très beau. Je ne suis pas sorti, aujourd'hui, mais pour la bonne cause.
J'ai résisté à la tentation de faire la sieste, avant et après le repas. Que j'ai fait honorable (omelette aux oignons). J'ai rangé! Rangé maladroitement, à ma façon, mais rangé. Jeté trois grands sacs poubelles de cochonneries. Rangé les jouets du fils. Pris un peu de place sur ses étagères pour y placer les livres en excès. Posé deux petites étagères dans la salle de bain, qui respire d'un coup. Lavé la salle de bain (si si). Posé un cadre qui trainait au sol depuis des mois. Achevé trois ou quatre démarches urgentes qui patientaient, elles aussi. Rangé et lavé le sol du salon. Débarassé le lit du petit, qui était recouvert de cochonneries. Ma chambre est vidée d'environ la moitié des fringues qui envahissaient tous les coins, les meubles et même le sol. Correctement rangés. Il reste encore 50%, mais c'est à portée. Si ce soir j'en trouve l'énergie, ce serait bien.

Si je fais ma vaisselle et que je vide la table du salon, je pourrai enfin fêter ma crémaillère! J'ai eu l'idée saugrenue d'inviter l'interne de l'hôpital qui s'est occupée d'Antonin. Elle l'avait pris en sympathie. Comment la retrouver, sans me souvenir de son prénom et de son nom?

J'ai laissé la fenêtre ouverte toute l'après-midi. J'ai laissé monter dans l'appartement l'air frais du dehors, moi qui ai tendance à me confiner, et les bruits de la ville. Quelques rires d'enfants, une cloche, une petit groupe qui passe. J'ai admiré quatre splendides jeunes filles passant sous ma fenêtre, à un moment de repos.

Il y a quelques courses à faire :
- acheter de nouveaux tiroirs empilables en bois, pour ranger plus de papiers. Ca déborde un peu et il me reste de la place pour ça.
- Trois ou quatre cadres pour mettre les agrandissements des photos du petit et de mon voyage au bout du monde. J'en apporterai un ou deux au bureau.
- Un séchoir à linge vertical, qui me permette de me débarasser de celui, horizontal, qui grignote tant d'espace dans ma chambre.
- acheter un cric, pour réparer ma voiture, enfin...

Sinon, j'ai relu de vieux SMS de Claudia, très touchants, très attristants.

dimanche, avril 16, 2006

Move your ass

J'ai marché sur le port. Puis j'ai remonté les avenues. Echoué dans un restaurant, où j'ai mangé de bonnes pâtes à la tomate et à la brousse. J'ai ensuite rejoint le cinéma, et vu Truman Capote. Rien de très excitant, ni pour le film, ni pour la soirée. Mais sans doute est-ce mieux d'avoir bougé mon cul. Je n'ai eu qu'un contact humain, quand un couple m'a demandé son chemin. J'avais un plan, je les ai guidés. Voilà.
J'ai le vertigineux sentiment de me retrouver, grosso-modo, au même point qu'il y a trois ans. Aux temps du premier blog. A ses premières heures. Avec un peu plus de repères sexuels, un peu plus d'expérience sentimentale, un peu moins de panique, un peu plus de cynisme.

samedi, avril 15, 2006

Une vision positive ?

Essayons d'être constructif. Je pourrais prendre le journal, déambuler au bord de la mer, qui n'est qu'à quelques centaines de mètres, boire une ou deux bières face à elle, ouvrir un livre, commander un croque monsieur ou autre chose, lire mon livre, puis remonter tranquillement vers chez moi. En passant au cinéma s'il reste du temps pour la dernière séance.

Quizz de vie de merde

Nous sommes samedi, 19h20. Il est, de toute évidence, temps de faire quelque chose pour sauver ce week-end et rencontrer une âme qui vive. Je sors d'une sieste d'une heure, imposée par mon corps, d'une série moyenne regardée sur l'ordi (les femmes désespérées dont tout le monde parle), d'une visite d'appartement et de la rédaction d'une note concernant cette visite, de quelques courses, de la lecture d'une BD,... et la journée est passée en un éclair. J'ai aussi reçu un coup de fil de F&M, avec qui j'ai devisé de mon voyage lointain et de mes déboires sentimentaux.

Quelques hypothèses pour sauver cette soirée?
  • rester à la maison : faire semblant de se reposer, lire un peu, se lamenter sur son sort, regarder 1 film, 2 films, 3 films, même médiocres, se venger sexuellement sur soi-même, dormir.
  • sortir : oui, mais où? Pour quoi faire? Un cinéma? Un bar? Une boite salsa? Tout cela ne va-t-il pas raviver mon sentiment de solitude?
  • partir: prendre le large, oui mais pour où? pour quoi faire?
On dirait qu'il ne me reste plus qu'à essayer de courir. Mais l'énergie me manque.

Si vous avez des idées, des conseils...

Prendre soin de soi

C'était un bouton de fièvre, et il s'est étendu. J'ai trouvé des patchs transparents pour me soigner.
Je viens de visiter un appartement. 60m2. Pas mal. Un peu cher.
J'ai acheté un livre de cuisine asiatique, bien illustré (plusieurs photos de la préparation du plat, ce qui m'aidera). J'ai aussi acheté une BD et un petit guide sur la course à pied (très soft, et court).
J'ai commencé à ranger les tas de linge dans la chambre. Fait un bout de vaisselle. Acheté quelques produits frais.
J'essaie de prendre soin de moi.

vendredi, avril 14, 2006

Pffff

Lèvres sèches, commissure des lèvres brûlante, yeux secs...
Pffff

Films

La ligne verte est un film social/fantatistique/familial.

Akira est un manga fantastique futuriste.

Morne

Encore une nuit quasiment blanche. Endormi très tôt. Réveillé, heure après heure. Je remets la radio. J'écoute, je divague, je me rendors. Me réveille. Heure après heure. Au matin, difficile de se lever. Mais je me force. Y parviens. Travaille à peu près. Passe un quart d'heure à côté de Claudia, où nous échangeons des banalités, ne parvenons pas à parler. Peut-être avons-nous tout dit. Et avons-nous besoin d'éprouver la quiétude du silence. Son vide, aussi. Journée morne, presque morose, mais sans angoisse panique. La psy, ensuite, avec laquelle j'ai découvert que j'avais bien plus de mots et de fluidité pour dire la tristesse que pour dire la beauté, la joie, l'émotion, le goût, le parfum, le plaisir. Où mon abstraction habituelle gêne le développement d'un hédonisme basique, en dehors de quelques pans que je suis parvenu à faire bouger (l'alcool, le sexe, un peu la nourriture). Ensuite, bière, couscous et vin avec JC. Parle filles, boulot, avenir, passé. Un peu au calme. Un peu de repos. Je reviens à la maison sans sombrer dans le noir et la déprime. Un petit pas vers le mieux.

mercredi, avril 12, 2006

Train - Train

Nuit blanche, ou quasi. Tourne, et retourne.
Lever tôt. Train. Réunion longuette. Interruption de la séance par quelques soubresauts finissants de la mobilisation antiCPE, le projet que je défendais est passé à l'unanimité des voix. Petit repas, sans appétit, avec une amie. Le fils, gardé l'après-midi. Une heure de jeux vidéo, une glace et un coca dans le bar où la dame l'appelle par son prénom (en fait, elle m'appelle aussi par son prénom, car elle ne s'en souvient que d'un), puis judo. Puis nouveau train. Je viens d'arriver. Fatigué. Moins démonté qu'hier. Pas fringuant pour autant.

J'ai la peur

Retour de l'angoisse de dormir. Je tremble, de froid, de peur, de solitude. Je ne parviens pas à décrypter la vie. La vie me décrypte-t-elle, elle? J'ai la peur. Ai-je été abandonné mille ou dix mille fois? Vais-je tenir loin dans la nuit? Peut-on se donner la mort lorsqu'on a un enfant? Peut-on se permettre de telles pensées, lorsqu'on est bien nourri, qu'on a un boulot riche, qu'on n'est pas ignoré par le monde? De combien des générations est-ce que je porte le poids? Vais-je donner cette peur panique de l'abandon à mon enfant chéri?
L'adolescence, cet état d'immaturité affective, a-t-elle une fin?
Il faut apprendre à s'accepter, avec nos défauts. M'a dit Claudia ce soir, avec douceur. J'avais oublié la douceur de sa voix, que j'avais découverte seulement lors de notre première nuit, et pas avant.

mardi, avril 11, 2006

Ils ont quoi à tous me dire la même chose ?

"Prends soin de toi" (un pote).
"Il faut commencer par s'aimer" (un pote).
"Il suffirait que tu te fasses confiance" (Claudia).

KO

Je suis ko debout.

Passé sous le nez

L'appartement que j'avais visité juste avant de partir à l'autre bout du monde, et que je voulais acheter, a été vendu. Mais ce n'est pas moi l'acheteur...

lundi, avril 10, 2006

Sans trop de mots

Sans trop de mots, abasourdi, ou fatigué? En fait, je ne casse pas la vitre de verre qui colle à mes parois. Mes sentiments eux-mêmes sont dissimulés, confus, étranges. Reconnaître ma tristesse? Eprouver ma liberté et son ivresse?
La peur de l'abandon?
Moi qui cause tant, je suis sans mot.

samedi, avril 08, 2006

Arrivé

Maintenant, encaisser le décalage horaire. Se poser. Au travail, lundi.

Ma Claudia, ma Claudia je t'aime tant. Je dois penser à d'autres femmes. J'ai le sentiment que, par ivresse, je vais repartir dans des excès anciens, ceux du nombre.

jeudi, avril 06, 2006

Demain le retour (12h de vol)