Orage d'été

mardi, octobre 03, 2006

Fin

Début de la 3e vie.

lundi, septembre 25, 2006

Je suis sec de larmes, d'espoir ou de tristesse.

21:17:25 Je suis sec de larmes, d'espoir ou de tristesse.
21:17:25 c'était duraille
21:17:44 Bah c'était un peu détendu, disons, pas trop tendu
21:18:14 Elle est assez zen, parce qu'elle reconstruit sa vie, comme prévu, et donc ça améliore les choses.
21:18:47 elle a quelqu'un n'est ce pas ?
21:19:20 Elle n'a pas voulu me le dire précisément, mais c'est évident, oui.
21:19:37 Ca clarifie les choses.
21:20:30 J'avais besoin de l'entendre
21:21:08 Voilà, je ne t'en parle plus.
21:21:49 je sais ça fait du bien, et aussi du mal. parce que c'est ce qui est parti avec elle qui te manque et que tu dois reconstruire. non ça ne me dérange pas que tu m'en parles
21:22:11 Un petit peu envie de sauter dans le port, aussi.
21:22:15 Je me suis assis face à l'eau.
21:22:27 J'ai ramassé une cordelette, de celles qui dénouent les corps et les âmes.
21:22:41 t'as pas intéret, c'est très con
21:22:41 J'ai regardé l'eau, j'avais froid, j'avais faim (pas mangé depuis hier),
21:22:54 j'ai écouté le bruit des pas autour de moi
21:23:02 les femmes étaient plus nombreuses, en bruit de pas.
21:23:20 Pour la première fois, sans doute, je l'avais laissée payer le pot.
21:23:34 Il y avait une nuit noire, alors pas d'étoiles,
21:23:40 mais des avions qui transitaient dans le ciel.
21:23:52 La coque des bateaux s'entrechoquait.
21:24:02 Il faisait nuit.
21:24:51
et puis tu es revenu
21:25:00 J'ai allumé mon téléphone
21:25:10 Mon fils y faisait le décompte des bisous qu'il m'envoyait.
21:25:18
tu vois !
21:25:22 Il comptait les bisous, 1, 2, 3, 4, 5...
21:25:26 ma vie ne ressemblait à rien.
21:25:32 A. m'appelait de très très loin.
21:25:43 Je l'ai appelé. Il a décroché, m'a raconté sa journée
21:25:49 et une bagarre avec des grands dans la cour.
21:26:02 Je n'entendais pas, H. a fini par prendre le combiné.
21:26:09 Nous avons parlé de la violence à l'école,
21:26:21 puis nous sommes souhaité bonne soirée.
21:26:32 Elle savait, à ma voix, où j'étais.
21:26:42 Elle n'avait pas besoin de dire comment j'allais, elle le savait.
21:26:49 Je suis monté chez moi.
21:26:55 J'ai allumé mon ordinateur
21:27:03 et j'ai recommencé à écrire mon rapport pour demain.
21:27:09 J'ai jeté un oeil sur ma liste jabber.
21:27:16 Un tas d'amis. Lequel ?
21:27:30 Qu'est-ce qui a du sens?
21:27:37 Hop, je tape, je ne tape pas, hop, je tape.
21:27:44 Je sais qu'au fond tout est bien qui finit bien.
21:28:28 Tu n'es pas obligée de sauver le monde,
21:28:40 tu sais.
21:28:48 Tu n'es pas obligée, devrais-je dire.
21:28:58
tu n'est pas le monde, enfin,
et je ne sauve personne
je t'écoute
et je me dis que tu es vraiment triste
et j'aimerais que un peu moins
21:30:04 voilà
21:30:33 tu vois c'est très égoiste en même temps
21:31:09 Ouaip. Disons que tu pourrais t'épargner cela venant d'un homme qui a traversé ta vie comme une comète enflammée.
21:31:26
oui, comme une comète
mais comme quoi, ça laisse desx traces les comètes,
c'est pas une illusion
c'est ce que c'est
et si ça nous entrainait pas dans n'importe quoi
je ne voudrais que te prendre dans mes bras
21:34:18 J'espère que c'est intéressé, sinon par altruisme seulement c'est risqué.
21:34:42
tu sais je ne crois pas une minute que je sois altruiste
ça m'énerve de n'entendre que le grelot du message qui part ou de celui qui arrive
et j'ai pas envie de tes envies de mourir
21:36:44 Comment faire mal à mon corps sans avoir mal? Et sans faire souffrir A. le picolo. Comment s'envoler au ciel comme une étoile parmi les étoiles. Comment être regretté lorsqu'on est haï. Comment être absent lorsqu'on est présent. Comment être présent lorsqu'on est absent. Comment comprendre sa propre bétise. Comment comprendre sa propre violence. Comment comprendre où mène le vent. Les bourrasques emportent-elles les mots morts? Le vent a-t-il une pluie qu'il pourrait cacher? La pluie peut-elle geler en tombant? Geler, c'est-à-dire s'arrêter de tomber.
21:38:04 Mon player joue "Le bon dieu est un marin" de Vanassa Paradis
21:38:07
et ben c'est le moins bon programme que tu aies imaginé !
21:38:10 un vieux machin que je n'avais jamais entendu.
21:38:58 Sais-tu le chemin que prend le vent? Subit-il des sens interdits, lui aussi? A-t-il des courbes, des virages, des aquaplaning, lui aussi?
21:39:00
c'est drole ça, non ?
21:39:09 Le vent a-t-il mal au dos s'il se redresse trop vite?
21:39:27
c'est un pote àtoi ?
21:39:40 Le vent est un ami des marins, bien sûr, il pousse les voiles.
21:39:48
rousses
21:40:05 Ouaip.
21:40:10 Je ne sais pas ce que j'ai fait de ma vie.
21:40:19
petit baigneur, arrete !
regarde !
21:40:29 Je regarde les morceaux éparpillés, là, au sol. Je regarde le verre brisé et la céramique.
21:40:42
si tu ne regarde que tes pieds, evidemment !
21:40:48 Je suis debout, grand, si grand, que je ne peux pas ramasser le verre brisé.
21:40:59 Loin, loin, il n'y a que 45 m2 à payer pendant 22 ans,
21:41:03 pour croire avoir son nid.
21:41:08 Croire avoir son nid.
21:41:26
tu dis n'importe quoi,
moi je n'ai rien de ça par exemple,
21:41:38 Ah mais bien sûr, c'est le but, c'est la lumière, le vent qui porte, le vent qui souffle, la brisure de la mer, la dent qui casse, à défaut de casser.
21:42:00 Ah mais oui c'est une folie, petit baigneur écrit. C'est une folie. Rousse. Oui. Ne croire en rien c'est déjà croire.
21:42:12 Parler, écrire, sans pleurer. Pleurer serait trop dur.
21:42:21 Vous me semblez triste, me dit ma psy,
21:42:29 vous pouvez doubler les doses cette semaine.
21:42:35 Oui, je suis triste, Madame.
21:42:47 Une folie, écrit, happy apiculteur.
21:43:01 L'homme. L'homme à la vaisselle brisée.
21:43:13
quoi, t'a cassé quoi ?
21:43:30 Rien. Le monde matériel est intact autour de moi.
21:43:33
bashung, pour la tristesse, c'est pas mal
21:43:46 Un vieux pseudo, d'un temps déjà lointain
21:44:40 Les larmes n'ont pas coulé, mais je n'ai plus d'énergie pour écrire mes sornettes.

Terres latines

Tabula rasa.
Fada.
Larmes.
Reconquista.

dimanche, septembre 24, 2006

C'est un chagrin d'amour

Flot de larmes, hier, dans les bras de Lisa qui me secoue au sujet de Claudia.
"Tu as un chagrin d'amour, voilà tout".

vendredi, septembre 22, 2006

Sarko devrait faire attention...


Affiche censurée dans le métro. A diffuser, donc.

lundi, septembre 18, 2006

Tabula rasa (bis)

23:28:27 Homo Sapiens - Moi, c'que j'en dis.
23:29:31 Baigneur - Ben t'en dis rien?
23:30:35 Homo Sapiens - J'ai déjà dit tu sais.
23:30:41 Tabula tabula.
23:30:48 tsoin tsoin.
23:30:55 Baigneur - Ah oui, tabula rasa.

Comble de la solitude

Sauvetage in-extremis de la libido du baigneur par une baignade, jusque 3h du matin, avec Lisa.
A ne pas reproduire. Mais énorme soulagement. Un peu de tendresse pour comble de la solitude.
Au fond, mon problème n'est pas Claudia, c'est le travail, mes obsessions, mon incapacité à prendre du temps pour vivre.

dimanche, septembre 17, 2006

Mon corps donne tort à ma raison

...je suis mort de faim!

Ma raison donne tort à mon coeur.

J'ai pensé beaucoup à elle. Jour. Et nuit. J'en ai reparlé, avec m'amie M., je crois que tout ceci ne ressemble à rien. Et j'ai du mal à comprendre pourquoi j'ai accepté et je sais que je suis encore capable d'accepter des choses inacceptables. Des "coups fourrés", me dit M. Je suis perdu. Je m'abstiens de la relancer, je sais que je pourrais l'avoir à nouveau. N. me manque, mais sa violence ne me manque pas. N. me manque. Je l'aime. Je suis un grand adolescent. Pour la millième fois, je cherche à tourner la page. Ma raison donne tort à mon coeur.

dimanche, septembre 10, 2006

Nous aurions peut-être dû parler un peu plus tôt de la façon dont nous allons nous partager l'appartement

Rêve.

J'achète un appartement, de petite taille. 3 pièces, en fait celui que j'achète véritablement. Une femme vient me voir, c'est celle avec qui j'ai acheté l'appartement. Une sorte d'achat comme une colocation. Je ne la connais pas du tout, en fait.
"Nous aurions peut-être dû parler un peu plus tôt de la façon dont nous allons nous partager l'appartement", lui dis-je.
Je me rends compte que nous n'aurons jamais la place de nous installer, elle et moi. Je me rends compte qu'elle voudrait la grande chambre. Mais la petite chambre est vraiment petite, pour moi et mon fils! Je regarde l'immeuble dans lequel se trouve l'appartement. En fait, il est plein d'appartements vides, qui cherchent preneur. Ces appartements vides sont habités par des girafes (ou de grands chiens?). Certains de ces appartements n'ont, manifestement, pas d'accès. On n'y entre pas, on n'en sorte pas. Ils sont des parties d'une grande tour de verre, sans escalier, sans ascenseur. Je me dis qu'en fait le marché de l'immobilier est tel que je me suis fait arnaquer sur le prix. J'aurais dû faire baisser beaucoup le prix!
Cette femme m'explique qu'elle n'a pas de meubles, que je peux amener les miens dans toutes les pièces. Elle va donc se servir de mes meubles... même si je me dis que je n'aurais pas su quoi faire de mes meubles si j'avais dû emménager seulement dans le demi-appartement.
Je lui explique que si l'un de nous deux prend la grande chambre, il faudra qu'il paie plus l'appartement. Je me dis que je suis trop con, que j'aurais dû négocier ça au début.

samedi, septembre 09, 2006

Les brochettes ont-elles bon gout une fois l´hiver survenu?

Voyage tres tres lointain. J´ecris de la, en qwerty, sans accent, donc. Une tres grande ville, qui n´accueille pas son homme en trente seconde. Mais qui est posee la, dans sa frenesie, prete a en decoudre avec les nevroses de petit baigneur 12e variante (au moins). Le voila celibataire, suivi de pres par la femme qu´il vient de quitter, laisse au secret par celle qu´il avait quittee juste avant. Il ne sait trop quoi faire. Dans ce pays lointain, dont il ignore la langue, il se laisse couler, pense perdre son temps, hesite, avance, recule, pense a elle(s?), se demande ce qu´est l´amour, ou se cachent les maledictions, s´il est trop exigeant, trop austere, trop penible, trop peu empathique. L´amour n´est pas une denree. Et pourtant, il est rare dirait-on, noye dans la confusion des successions de femmes, en forme de borchettes, de belles brochettes, mais de bien tristes brochettes.

jeudi, août 31, 2006

Il dit : "Tabula rasa"

Tout un programme. Faut y parvenir!

mercredi, août 30, 2006

Bourdon

Je me réveille, ce matin, la tête qui bourdonne et le coeur en vrac. Je ne veux plus aimer. Je ne veux plus aimer. Je ne veux plus aimer. Laissez-moi tranquille.

Pris au piège

Elle n'a pas passé les vacances avec moi. Excédé, je l'ai quittée. J'ai rencontré quelqu'un. Tout s'est passé très vite. Je suis parti en vacance, Claudia m'a appelé, me proposant de me rejoindre immédiatement, pour passer des vacances avec moi. Pour renouer. Pour vivre avec moi. Pour "essayer". C'était tard, j'étais pris au piège. C'était le yoyo. Je passe notre rencontre au retour, où j'ai redécouvert notre proximité, et mon désir, entier, fulgurant. J'ai résisté, pensant que je ne résisterais pas 24 heures de plus. J'ai appelé Lisa, pour le lui dire, me suis effondré de culpabilité. Ai été dur et ferme avec Claudia, qui avait pourtant senti que j'allais céder. Elle m'a relancé ensuite. M'a demandé de quitter Lisa. J'ai dit non, je ne veux plus que tu décides de ma vie. Je crois que nous sommes délétères l'un pour l'autre. Alors elle est partie. En vacances. Avec quelqu'un, c'est évident. Hier, j'ai quitté Lisa, c'était trop artificiel, trop compliqué. Claudia a oublié ses promesses d'habiter avec moi. Elle est loin et je souffre de jalousie, comme je le lui avais annoncé la semaine dernière, moi-même, celui-là même qui espérait en finir avec cette dépendance, celui-là même qui n'arrivait plus à croire à ces virements, revirements, arrêts, recommencements. Je sais que cette douleur est normale, et saine, au fond. Je ne suis pas sûr de l'aimer. Très sûr de la désirer, follement. Presque convaincu que nous deux, ça ne marche pas pour de vrai, dans la vraie vie, mais seulement dans des coupures temporelles rares, précieuses, mais qui ne ressemblent pas à la vie. Je suis triste, en pensant que j'ai envie d'être célibataire, longtemps, très longtemps. Pour ouvrir l'édredon et dormir au fond des plumes, sans palme, pour m'enfoncer, disparaître.

jeudi, août 24, 2006

Pour que l'amour me quitte (Camille)

Endormie
cheveux mouillés
bras repliés
retrouvée fenêtre ouverte
l'air
par la fenêtre

Pour que l'amour me quitte

En dormant j'ai rêvé
des milles lianes
Pagayé,
pagayé

Pour que l'amour me quitte

Réveillée
la lumière pâle
des murs de l'hôpital
trop aimer c'est pas normal
un coeur si mal
accroché,
décroché

Pour que l'amour me quitte
Amour

mercredi, août 09, 2006

After 35

She's called Lisa. And she has a man who lives in her house... and it's me!
Lisa a de la conversation. Entente intellectuelle très puissante. Des yeux d'un bleu perçant. Une stature et une élégance. Quelques années de plus que moi. Des enfants. Presque une voisine. Une vraie rencontre. Foudroyante.

samedi, août 05, 2006

Boulot

On m'a fait une proposition professionnelle énorme. Vraiment é-norme.

Before 35

Petit bilan :
  • Pour la millième fois, j'ai rompu avec Claudia. La dernière, peut-être. Je l'espère.
  • J'ai signé le compromis pour l'achat de l'appartementissime. Bien que, au vu des dimensions dudit appartement, le "issime" ne semble pas être de taille. Sauf que le prix, lui, est peut-être "issime"? Un prix est simplement le résultat de l'accord de deux personnes. Dans les faits, les prix sont trop hauts. Mais je m'en sors. J'ai fait baisser le prix initial de 13% et la durée de mon prêt n'est pas de 25 ans, contrairement à ce que je craignas! Reste à évaluer le montant des travaux dans lesquels je vais m'engager, pour en savoir plus.
  • Ma voiture a rendu l'âme, après plus de 20 ans de bons et loyaux services. Très vite, en changer. Le banquier va m'adorer!
J'approche dangereusement de mes 35 ans (plus que quelques jours). Il sera temps de faire un vrai bilan.

jeudi, juillet 27, 2006

Struggle for life

Un mois de silence, dirait-on. Pas d'inactivité, de sommeil ou d'interruption de la vie, ça non. Un tourbillon de travail, d'amour, de contrariétés, de fatigue, d'enthousiasme, de retournements, de combat ; de combat pour la vie. Struggle for life.
Quitter son amour pour ne plus croire à un amour dans lequel on est clandestin. Voir revenir cette amour avec les yeux brillants et gourmands, acceptant. De longues et belles parties de jambes en l'air. Des promenades le long des ports, de la ville et même une baignade nocturne dans la mer, nus comme des vers, et un repas sensible, juste au-dessus des vagues (avec même quelques vagues qui s'invitent à nos pieds, quand elles décident de nous titiller).
S'épuiser à combattre les moulins à vent professionnels, accumuler les succès, rendre coup pour coup, poursuivre la patiente édification de l'immeuble de papier, avoir tant de bouclages que les dernières semaines ne sont plus qu'un énorme bouclage (comment peut-on livrer autant de réalisations en si peu de temps?). Pondre, même, un rapport d'activité entre les gouttes, c'est-à-dire aux détours d'un week-end. Prendre, même, le temps de se fâcher avec son amour à cause des tensions accumulées, de la fatigue, des délais de bouclage et de remise devenus impossibles... et si vitaux pour la suite. Se fâcher, se défâcher, s'aimer.
Puis prendre le temps d'un voyage de 1000km avec son fils, traverser une frontière, lui faire rencontrer son grand-père, son arrière-grand-père, son arrière-grand-mère, se goinfrer des attentions de l'arrière-grand-mère, qui n'est jamais si contente que lorsque je mange dignement le triple d'une portion normale. Ce plat qui a le goût de l'enfance. Qu'elle ressuscite avec autant de précision et de force qu'on devrait l'appeler Madeleine, cette grand-mère à l'accent hybride.
Puis passer par une capitale, avec l'arsouille toujours. Sous la canicule, parcourir cette capitale en long et en large, profiter des attractions, des musées, des animations culturelles pour enfant et même du cinéma climatisé. Tout en travaillant, parce qu'il faut boucler encore quelques milliers de détail, et notamment engager des dépenses en souffrance, acheter un splendide appareil photographique, un nouveau téléphone, un billet d'avion pour un des bouts du monde, des piles de livres. Retour à la maison-mère, l'enfant aux anges repart déjà pour la montagne, où il trouvera un peu de fraîcheur.
C'est là que les affaires amoureuses poursuivent leur bout de chemin, l'amour malgré la chaleur, une coupe de cheveux, un pretty man qui se régale de renouveler sa garde-robe, visiter un appartement à deux (même s'il n'est que pour lui)... dans une maison bleue... et l'acheter (croisons les doigts).
S'offrir une petite discussion avec elle, toujours un peu en vrille, il faut le dire. Se décider à ne pas s'en faire, croire en nous, la laisser filer prendre le frais, continuer à monter son propre été. A photographier la ville. A parcourir le pays. A prévoir de parcourir la carte du monde pendant l'année (deux voyages intercontinentaux, deux voyages européens prévus, déjà). A résister à la chaleur, négocier le prix du mètre carré, obtenir gain de cause (sacrée baisse!), prévoir une activité intellectuelle ambitieuse l'année prochaine, se (ré)concilier avec la mère de son fils en mettant à profit le calme et le repos des vacances.
Pas de projets impossibles. Mais beaucoup de projets. Une année 2006-2007 déjà pleine à craquer, du TGV, de la politique, de l'action, de la réflexion, de l'écriture. Est-ce déjà trop prévoir? Je ne sais pas trop peu prévoir. Ce serait bien de finir ce que j'ai commencé, non? Et si on finissait ce qui est commencé?

mercredi, juin 21, 2006

Schgrumluque

Putain d'enculé de sa race de vie éternelle

mardi, juin 20, 2006

L'étouffer

Sommeil profond. Elle est à mes côtés. C'est une chance unique. Me réveiller, lui dire ce que je ressens, l'embrasser, l'aimer. Me retourner. Me réveiller. Quelle jour sommes-nous. Claudia? Claudia? Es-tu là?
Claudia?
Je suis seul.
Réveil, lever, repas au milieu de la nuit pour emplir l'angoisse, la combler, l'étouffer.

lundi, juin 19, 2006

This is the end














Cette attente est délétère.
Sa lucidité est une cruauté.
Son silence est une torture.
Elle est dangereuse pour moi.

dimanche, juin 18, 2006

Retour de l'IMC

Votre IMC : 26.8

Embonpoint. Votre poids commence à être supérieur au poids santé et sonne l'alarme. À long terme, des problèmes de santé peuvent survenir chez certaines personnes, comme des maladies cardiovasculaires, de l'hypertension artérielle et du diabète. Il est recommandé de perdre du poids.
Je n'ai jamais atteint "Obésité, classe 1", "Obésité, classe 2", "Obésité, classe 3".

L'indice à atteindre est situé entre 18,5 et 24,9. Je ne suis pas si loin. Hum. Enfin, oui et non. Faut tout de même descendre à 78, soit 6kg à bazarder. Au plus bas de mon divorce, j'étais descendu bien plus bas (74), mais je ne souhaite pas retourner dans ces zones-là.

mardi, mai 30, 2006

L'attente et l'urgence

Rêve de 4h40

Je découvre un appartement, assez petit, plutôt asiatique. Nous sommes trois, dont mon ami C. Nous découvrons l'appartement, qui est le sien. Il est bien. En contrebas, à un mètre à peine, une terrasse. Il y a un lit sur cette terrasse. Il se met à pleuvoir, c'est la mousson. Nous devisons tranquillement. Je regarde dehors. Sous la pluie, sur la terrasse, un couple est dans le lit, et ils font plus ou moins l'amour. Il me semble plus actif qu'elle, mais elle n'est pas contre non plus. Je m'étonne qu'ils soient sous la pluie froide, dans leurs draps bleus. Cette situation me trouble. C. m'explique qu'ils squattent la terrasse, qu'ils cherchent à se réchauffer en faisant ce qu'ils font, qu'ils n'ont pas le choix, qu'ils ont bu un verre jusqu'au bout de la nuit, jusqu'à la fermeture. Puis qu'ils ont dû sortir, et se sont retrouvés dehors, sans logement, sous cette pluie battante et froide. Alors, ils sont là. Ils se réchauffent comme ils peuvent. Dans le rêve, jamais je ne remets en cause leurs sentiments, mais je ne me pose pas non plus la question. Ils sont là, ensemble, c'est tout.

Un vieux est avec nous dans la pièce. Je lui parle, lui pose des questions. Il m'explique mes amis ont un âge qui les rend pénibles (ils ont 21 ans environ). Pas encore vraiment adultes, ils ont déjà des moyens, il font donc plein de bêtises. Il me semble serein et sage. Je le fais parler. Mes amis me disent qu'ils le trouvent sans intérêt et s'étonnent de ce que je fasse preuve d'autant de patience avec ce grand-père.Je leur explique que j'aime ça. Que j'ai mené plein d'entretiens avec des vieilles personnes, il y a longtemps. ((J'ai parlé de ça avec ma psy hier, évoquant mon manque d'empathie envers les gens, qui me met en colère contre les gens))

Soudain, je me retrouve au rez-de-chaussée. Les parents d'H. sont là, ils ont acheté l'appartement. Ils en sont contents. Alors que l'appartement est minuscule et ne correspond pas à leurs attentes. Il est vrai que la façade d'entrée, très effacée, est recouverte d'une très vieille peinture (des aplats géométriques, anciens). Et qu'on devine qu'ils vont se mettre, pinceau à la main, à la restaurer. Je n'ai pas de réaction particulière à cette annonce.

Il faut dire qu'on se retrouve soudain dans un sous-sol, et qu'il y a urgence, car le sous-sol ferme. Nous allons être enfermés. Nous rejoignons les ascenseurs, qui sont répartis un peu partout, se révèlent très étroits, plutôt de la taille d'une grande consigne que d'un ascenseur. A plusieurs reprises, nous suivons un employé de l'immeuble, qui rejoint un ascenseur, nous tentons de le suivre dans l'ascenseur, mais à chaque fois il se referme derrière lui. Même en mettant le pied dans la porte qui se referme, rien n'y fait. La porte se ferme. Je dois retirer mon pied. Nous essayons à nouveau. Pour finir, je parviens à monter dans l'ascenseur, qui est en effet étroit. Je suis seul à parvenir à entrer. Mes amis ne parviennent pas à me suivre, mais il est évident que l'ascenseur redescendra les chercher, ce qui se confirme par la suite. Mais l'ambience a changé. L'environnement est oppressant, voire totalitaire. Les employés de l'immeuble nous ignorent et nous menacent potentiellement. En sortant, nous trouvons une voiture, avec des clés. Je pense qu'elle est à nous. Je monte dedans, avec mes amis. Je mets le contact et commence à reculer. Plusieurs personnes nous sautent dessus, hurlant qu'on ne doit pas partir. Ils détiennent une femme, blonde, qu'ils menacent. Ils commencent à taper la tête de la femme sur le capot de notre voiture. Je m'effraie. Mets la marche arrière, et recule. Ils sont furieux, ils menacent de tuer la femme. Je suis obligé de m'avancer à nouveau, pour les laisser utiliser ma voiture comme une arme contre cette femme. Si je ne le faisais pas, ce serait pire. Ils tapent désormais la tête de la femme contre ma portière. Puis me donnent une mission, sous peine de violences supplémentaires contre cette femme. Je dois partir chercher quelqu'un, je crois.

Nous partons. Roulons sur une 3 voie. Il me semble que je roule à contre-sens, dans un tunnel. Je me rends compte que non, ma voie est dans le bon sens. Nous nous retrouvons ensuite dehors, au milieu de promeneurs. Je demande aux promeneurs s'ils connaissent la chorale xxx (j'en ai oublié le nom depuis). Ils me disent que non, qu'ils sont de la chorale yyy. Je reste discret, n'insistant pas, passant de groupe en groupe. Je finis par trouver, un peu plus loin, un groupe de quatre jeunes filles, gaies, qui se promènent sur un rebord de colline, et qui confirment qu'elles sont bien de la chorale concernée.

Il me semble que c'est à ce moment que je me réveille. Il est alors 4h40.

dimanche, mai 28, 2006

Petit baigneur vs Killing kitchen : 1 - 0



Edit : Suite au commentaire de Claude, je précise que cette cuisine est la plus propre, la plus rangée, la plus vide que j'aie connu depuis mon arrivée dans cet appartement! Il faut le dire, en général, un éternuement fait s'effondrer une pile de vaisselle sale. Les plaques sont sales, et recouvertes de plats empilés. L'évier est monstrueusement invisible, dissimulé sous un monticule nauséabond. L'ensemble est inutilisable.
Sur la photographie, ayant oeuvré toute la sainte journée, j'ai obtenu une cuisine splendide! Donc parfaitement ordonnée et propre. Le max du max de ce que je peux faire.

vendredi, mai 26, 2006

Pyjama de satin

De retour dans ma ville, j'ai pris le petit A. avec moi. Toujours aussi malicieux.
J'ai encore du travail par dessus la tête. Mais ici il fait un grand soleil, incroyable par rapport à Paris. Il ne fait même pas chaud, juste le temps agréable dont on rêve. Ma fenêtre est ouverte, la lumière pénêtre dans le salon, j'essaie Last.fm, qui me semble absolument géniale, et je rédige les pans manquant de l'article qui devait être rendu il y a deux mois, déjà. Tout à l'heure, nous irons voir JC et ses petits monstres. Nous profiterons un peu du soleil.
Mon petit ange est tout de bleu vêtu, il a un pyjama en satin.

Freedom

Dans le téléphone que j'ai perdu depuis, il y a un échange de SMS, du genre :
- Dommage que tu sois parti si vite
- Pourquoi ?
- J'aurais aimé, moi aussi, profiter d'un moment de liberté, ne serait-ce que deux minutes.

Je ne suis pas un surhomme

Mardi, trop bu, pris froid, mangé bizarre, mercredi, me suis vidé de partout dans ma chambre d'hôtel. Heureux d'avoir choisi un hôtel cher, dans lequel les toilettes sont dans la chambre, et pas dans le couloir... Parce que sinon c'est sordide...
Je me suis fait remplacer au grand raout où j'étais censé briller. Mais j'avais pris part aux deux raouts précédents, et tenu ma place correctement. La fatigue a fait le reste. Mon corps ne peut pas aller au-delà de ses visites. D'autant que j'avais énormément travaillé ce week-end pour préparer les raouts, et que je m'étais ensuite levé très tôt mardi. En fait, m'étant levé à 5h, et couché à 2h30, j'étais resté debout 22h d'affilée, en situation quasi-permanente de travail, réunion et représentation professionnelle. Je ne suis pas un surhomme.

samedi, mai 20, 2006

L'homme qui pique


Je commence à comprendre: je suis trop piquant.
Ca ne nous a pas empêchés de passer deux belles nuits ensemble, avant-hier, après une longue discussion triste, et hier, après une soirée abreuvée avec un couple d'amis. Ce matin, je me suis levé tard, j'avais trop bu. Nous avons continué à nous frotter doucement, profitant d'un beau petit déjeuner. Je l'ai observée pendant sa longue séance de toilette, habillage et maquillage. C'est d'une précision diabolique. C'est un spectacle fantastique. Tout était doux.
Il n'était pas judicieux de continuer à vivre notre week-end ensemble. Je suis rentré chez moi, ai siesté, fait de l'ordi, gravé des CD pour libérer de la place, bidouillé, lu, mangé et même un peu travaillé. Il fait bien beau, par ici. Lundi, je pars à Paris, j'espère qu'il n'y fait point trop gris.